DIFFAMATION

 

POURQUOI ?

Plus que toute autre procédure, l’action en diffamation que l’on soit en demande ou en défense est particulièrement délicate. 

La procédure fait l’objet d’un délai de prescription restreint de 3 mois mais surtout, l’assignation doit obéir à un formalisme d’une rigueur absolue (visa du texte de loi de 1881, qualification exacte des propos, etc. Une erreur de simple forme, et l’action est nulle : vous avez perdu définitivement.

Côté défense, vous ne pouvez pas simplement « prouver votre bonne foi » à la barre. La loi impose de déposer une offre de preuve sous une certaine forme pour soulever l’exception de vérité, le débat d’intérêt général doit être méticuleusement rapporté et les éventuelles nullités de l’assignation adverses doivent être identifiées et soulevées. 

Pour en savoir plus, lisez notre article : Comment réagir face à une action en diffamation ? 

Nous vous accompagnons sur tous les aspects de cette problématique.

– Action en diffamation 

– Rédaction de plainte en diffamation

– Demande de retrait de contenus diffamants sur les plateformes (réseaux sociaux, Google avis, Youtube, Trustpilot, etc.)

– Demande de droit de réponse 

– Mise en demeure de retrait des propos et indemnisation

Défense lors d’une procédure de diffamation (au civil ou au pénal)

– Réponse à une lettre de mise en demeure fondée sur la diffamation 

– Conclusions d’exception de procédure 

– Consultation et stratégie de défense en cas d’attaque

– Négociation

– Assistance lors des convocations

AVEC QUI ?

Maître Julien Riant intervient régulièrement devant les juridictions dans ce domaine, commente les dernières décisions de justices sur le sujet et enseigne la matière dans différentes écoles et universités ce qui garantit une connaissance toujours à jour des dernières évolutions. Pour en savoir plus sur le parcours de votre Avocat, cliquez ici.

Ce que garantit également le choix de votre Avocat : 

  • De nombreux avis sur sa pratique : une façon de vous renseigner simplement sur les expériences d'autres justiciables
  • Des tarifs simples et transparents : comme vous le constatez sur le site, de nombreux exemples de tarifs au forfait sont proposés
  • La réactivité : votre Avocat vous permet la prise de rendez-vous via un agenda partagé ainsi qu'un prompt retour

COMMENT ?

POURQUOI ?

Evaluation du risque / chances de succès

Que vous envisagiez une action sur la base d’un message ou d’une vidéo ou que vous ayez déjà fait l’objet d’une plainte ou d’une mise en demeure, Maître Julien Riant, vous propose de courte visioconférence de 30 min afin d’avoir un avis d’un professionnel sur vos chances de succès ou vos risques, le tout, avec un budget maîtrisé.

Vous pouvez la réserver ici.

 

Pré-contentieux

Maître Julien Riant peut rédiger une mise en demeure ou la réponse à une mise en demeure en matière de diffamation. Cela peut être une phase déterminante :

– pour clôturer le litige en convenant par exemple d’un accord transactionnel

– ou pour préparer le contentieux à venir.

Dans les deux cas, n’hésitez pas à nous solliciter pour obtenir un forfait adapté. 

Procédures

Vous êtes accompagnés en demande ou défense pendant toute la durée de votre contentieux devant les juridictions de premières instance (tribunal judiciaire, tribunal correctionnel) comme en appel. 

EXEMPLES
D’ACCOMPAGNEMENT

NOS ARTICLES

Diffamation : Comment invoquer l'exception de vérité ?

Maître Julien Riant passe en revue les conditions à réunir pour invoquer ce moyen de défense.

Comment rédiger une plainte en diffamation ?

Maître Julien Riant présente les points clés pour rédiger une plainte en diffamation.

FAQ

Retrouvez toutes les réponses à vos questions.

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Quelle est la différence entre diffamation, injure et dénigrement ?

Ces trois notions sont souvent confondues, mais elles obéissent à des régimes juridiques très différents et une erreur de qualification peut entraîner la nullité ou l'irrecevabilité de votre action.

La diffamation est définie par l'article 29, alinéa 1er de la loi du 29 juillet 1881 comme « toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ». Elle suppose un fait précis, susceptible de faire l'objet d'une preuve et d'un débat contradictoire.

L'injure, en revanche, est « toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait ». Il n'y a pas de fait précis allégué : c'est l'expression elle-même qui est sanctionnée.

Le dénigrement relève quant à lui non pas du droit de la presse, mais de la concurrence déloyale : il s'agit de jeter le discrédit sur un concurrent en critiquant ses produits ou sa personnalité dans le but de détourner sa clientèle. Les règles applicables sont donc entièrement différentes.

Choisir la mauvaise qualification, c'est risquer que votre action soit déclarée nulle ou irrecevable, définitivement et sans possibilité de recommencer notamment en raison du délai de prescription de 3 mois. C'est l'une des premières missions de votre avocat que d'identifier la voie adéquate.

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Vaut-il mieux agir au civil ou au pénal pour une diffamation ?

Les deux voies sont ouvertes à la victime, mais elles n'ont pas les mêmes objectifs ni les mêmes conséquences.

La voie pénale (plainte avec constitution de partie civile ou citation directe) permet d'obtenir une condamnation pénale de l'auteur des propos, en plus de dommages-intérêts. Elle a un effet symbolique fort.

La voie civile permet quant à elle d'obtenir des dommages-intérêts ainsi que des mesures de publication judiciaire ou de retrait de contenu, sans condamnation pénale.

Un point essentiel à connaître : même devant le juge civil, les dispositions procédurales strictes de la loi du 29 juillet 1881 s'appliquent intégralement (délais, forme de la citation, offre de preuve, etc.) Le régime dérogatoire de la presse ne disparaît pas parce qu'on a choisi la voie civile.

Le choix entre les deux voies dépend de votre objectif (réparation financière, réhabilitation publique, condamnation symbolique), du coût, de la rapidité souhaitée et du risque pénal encouru par l'adversaire. C'est une décision stratégique qui doit être prise avec votre avocat.

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Que faire si je reçois une mise en demeure pour diffamation ?

Ne restez pas sans réaction, mais ne répondez pas non plus sans avoir consulté votre avocat : chaque mot de votre réponse peut être utilisé contre vous.

La première étape est de vérifier que la mise en demeure est fondée : les propos qui vous sont reprochés constituent-ils réellement une diffamation au sens juridique ? Sont-ils couverts par votre bonne foi, par la vérité des faits, ou par une immunité ?

La deuxième étape est d'évaluer le risque procédural : votre contradicteur a-t-il agi dans le délai de prescription de trois mois ? La mise en demeure respecte-t-elle les formes requises ?

Une réponse rédigée par un avocat n'a pas la même portée qu'un courrier personnel. Elle permet d'ouvrir une négociation confidentielle entre avocats, de préserver votre stratégie et d'éviter toute reconnaissance implicite qui pourrait aggraver votre situation.

Selon les cas, une solution amiable peut être envisagée (droit de réponse, rectificatif, accord transactionnel) sans qu'il soit nécessaire d'aller au procès.

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Comment se défendre face à une action en diffamation ?

Si vous êtes mis en cause pour diffamation, plusieurs moyens de défense existent, à condition de les invoquer correctement et dans les délais.

L'exception de vérité (articles 35 et 55 de la loi de 1881) : si vous pouvez démontrer que les faits que vous avez imputés sont vrais, la publication perd son caractère répréhensible. Mais cette exception est strictement encadrée : les délais et modalités d'offre de preuve doivent être respectés à la lettre, sous peine d'irrecevabilité.

La bonne foi : c'est une construction jurisprudentielle qui permet d'échapper à la condamnation même sans pouvoir prouver la vérité des faits. Elle repose sur quatre critères cumulatifs : la légitimité du but poursuivi (information du public, débat d'intérêt général), l'absence d'animosité personnelle, la prudence et la mesure dans l'expression, et le sérieux de l'enquête ou de la base factuelle. L'absence d'un seul de ces critères suffit à faire rejeter la bonne foi.

Les immunités : l'article 41 de la loi de 1881 prévoit une immunité pour les propos tenus devant les tribunaux, à condition qu'ils ne soient pas étrangers à la cause.

Il est également possible, dans certains cas, de produire des preuves obtenues de manière irrégulière (enregistrements, par exemple), lorsque cela est strictement nécessaire à la défense mais cela comporte ses propres risques qu'un avocat doit évaluer.

Enfin, votre avocat vérifiera systématiquement la régularité de la procédure adverse : un vice de forme dans l'assignation (par ex., les mentions obligatoires absentes, délai de prescription dépassé) entraîne la nullité de l'action.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre article Diffamation : comment se défendre ?

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Quelles indemnités peut-on obtenir en cas de diffamation ?

En matière civile, le principe est celui de la réparation intégrale : indemniser tout le dommage, et rien que le dommage.

Concrètement, les demandes peuvent porter sur :

  • des dommages-intérêts pour réparer l'atteinte à l'honneur, l'atteinte au crédit professionnel, ou la perte de chiffre d'affaires ;
  • des mesures de publicité judiciaire (publication de la décision dans la presse) ;
  • le retrait des contenus diffamatoires.

Il est important de savoir que le caractère diffamatoire des propos s'apprécie objectivement : même si votre réputation était déjà atteinte avant les faits, ou si vous n'êtes pas nommément désigné mais identifiable, vous pouvez prétendre à réparation.

Votre avocat recense l'ensemble des préjudices subis (moral, économique, professionnel) et rassemble les preuves nécessaires (attestations, documents comptables, éléments démontrant une perte de clientèle) pour les chiffrer devant le juge.

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Est-ce qu'une action en diffamation peut se retourner contre moi ?

C'est une question que tout plaignant devrait se poser avant d'agir, et c'est l'une des raisons pour lesquelles l'évaluation d'opportunité avec un avocat est essentielle.

Engager une procédure en diffamation n'est jamais neutre. Un procès peut amplifier considérablement la publicité des propos litigieux, c'est ce qu'on appelle l'effet Streisand : au lieu de faire disparaître le contenu, l'action judiciaire lui donne une visibilité accrue, décuplant parfois le préjudice au lieu de le réduire.

Par ailleurs, si l'action est mal fondée ou mal conduite, vous pouvez vous retrouver vous-même au centre d'un débat public défavorable, ou être perçu comme cherchant à « bâillonner » votre contradicteur.

Votre avocat est précisément là pour vous aider à peser ces risques : objectif de réparation, risque d'exposition médiatique, intérêt d'une solution amiable discrète plutôt que d'un procès public. L'action judiciaire n'est pas toujours la meilleure réponse et, dans ces cas, Maître Julien Riant vous le dira franchement.

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La diffamation sur internet se prescrit-elle aussi en 3 mois ?

Oui. Le délai de prescription de trois mois s'applique quelle que soit la nature du support : presse écrite, site internet, réseaux sociaux, forums, avis en ligne. La loi du 29 juillet 1881 ne distingue pas selon le medium utilisé.

Ce délai est particulièrement piégeux sur internet, car la question du point de départ de la prescription peut être complexe : s'agit-il de la date de première publication, ou de chaque nouvelle mise en ligne ou partage ? C'est une question technique sur laquelle la jurisprudence a évolué, et que votre avocat devra trancher au regard des faits précis de votre situation.

Ce qu'il faut retenir : trois mois, c'est court. Un contenu publié en janvier qui vous a échappé et que vous découvrez en avril peut déjà être prescrit. C'est pourquoi il est impératif de consulter dès que vous avez connaissance de propos potentiellement diffamatoires, sans attendre.

Pour plus de détails et des exemples concrets sur le calcul du délai de préscription, vous pouvez consulter notre article dédié.

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Peut-on être condamné pour avoir partagé un contenu diffamatoire ?

C'est une question que beaucoup de personnes ne se posent pas assez tôt. Partager, republier ou relayer un contenu diffamatoire peut en effet engager votre responsabilité, selon les règles de la loi du 29 juillet 1881 sur la complicité et la responsabilité en cascade.

Ce risque est d'autant plus réel sur les réseaux sociaux, où le partage est immédiat et massif. Le fait de ne pas être l'auteur original des propos ne vous met pas automatiquement à l'abri : la qualification juridique dépendra du contexte, de votre rôle dans la diffusion et de l'intention qui peut être prêtée à votre acte.

C'est aussi pourquoi la défense en matière de diffamation est aussi technique du côté du mis en cause que du côté de la victime : votre avocat vérifiera la régularité de la procédure engagée contre vous (délais, mentions obligatoires de l'assignation, prescription notamment) avant même d'entrer dans le fond du dossier. Une irrégularité de forme suffit à faire tomber l'action.

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Qu'est-ce qu'une offre de preuve en matière de diffamation ?

L'offre de preuve est le mécanisme par lequel celui qui est poursuivi pour diffamation (ou qui veut invoquer l'exception de vérité) soumet au tribunal les éléments destinés à établir la réalité des faits qu'il a imputés.

Elle est strictement encadrée par les articles 35 et 55 de la loi du 29 juillet 1881 : délais impératifs, forme précise, production de documents écrits ou de témoignages. Ces éléments peuvent avoir été constitués après la publication des propos, à condition qu'ils portent sur des faits antérieurs à celle-ci.

La partie adverse (la victime ou le parquet) dispose quant à elle d'un droit de produire des preuves contraires, dans un délai de cinq jours, par acte d'huissier, avec ses propres pièces et témoins.

Le non-respect des délais ou des formes de l'offre de preuve entraîne son irrecevabilité pure et simple : vous perdez le bénéfice de ce moyen de défense, définitivement. C'est l'une des raisons pour lesquelles ce contentieux ne s'improvise pas.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre article : Comment invoquer l'exception de vérité ?

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Combien coûte un avocat pour une affaire de diffamation ?

C'est souvent la première question que l'on se pose, et la crainte du coût pousse parfois à ne pas agir à tort, car des solutions accessibles existent.

Le coût varie selon la nature de l'intervention. Une consultation de 30 minutes en visioconférence pour évaluer vos chances ou vos risques est proposée par Maître Julien Riant dès 50 € HT : c'est le moyen le plus rapide et le moins cher d'avoir un avis professionnel avant de prendre toute décision.

Pour le pré-contentieux, une mise en demeure ou une réponse à une mise en demeure en matière de diffamation est proposée à partir de 250 à 300 € HT selon les cas ce qui reste accessible au regard des enjeux.

La représentation en défense lors d'une procédure contentieuse est naturellement plus élevée, à partir de 900 € HT, selon la complexité du dossier et la durée de la procédure.

L'avocat "pas cher" n'est pas nécessairement un bon avocat en droit de la presse : la matière est techniquement très exigeante, et une erreur de procédure (délai manqué, vice de forme dans l'assignation) peut être irrémédiable.

Pour toute mission, le Cabinet propose des tarifs forfaitaires transparents, communiqués avant tout engagement du client.

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Existe-t-il des aides pour payer un avocat en matière de diffamation ?

Oui et elles sont souvent méconnues. Avant de renoncer à agir pour des raisons financières, plusieurs dispositifs méritent d'être vérifiés.

L'assurance protection juridique est la plus répandue. Elle est fréquemment incluse dans les contrats multirisques habitation ou les assurances professionnelles, sans que les assurés en aient conscience. Si vous êtes couvert, votre assureur peut prendre en charge tout ou partie des honoraires d'avocat pour un litige en diffamation. Vérifiez vos contrats avant toute démarche.

La protection fonctionnelle concerne spécifiquement les agents publics (fonctionnaires, agents contractuels, élus). Lorsqu'un agent est victime de diffamation dans l'exercice de ses fonctions, sa collectivité ou son administration est tenue de lui accorder cette protection, qui peut inclure la prise en charge des frais d'avocat. Ce dispositif est souvent sous-utilisé faute d'information : si vous êtes agent public et que les propos diffamatoires visent votre action professionnelle, renseignez-vous auprès de votre employeur public avant d'engager des frais.

Dans tous les cas, Maître Julien Riant peut vous aider à identifier dès le premier entretien les dispositifs auxquels vous pouvez prétendre.

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